Les doigts décharnés
agrippent les jours
délavés, émiéttés.
Les yeux vides.
Des souvenirs
comme des bribes accrochées
au présent éclaté
et des soupirs
triste ralenti
de la colère enfouie.
Les jours finissent
les nuits aussi
les pas glissent
au hasard
des cris retentissent
et devant soi
l'ultime asile.
VITA