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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 22:26

CRI

Meduse_caravage.jpgCaravaggio

 

 

 

 

J'aimerais écrire le cri

un cri comme un témoin

comme un va et vient

comme un lien

qui résonne dans le dedans

comme au dehors

un cri comme

un mouvement perpétuel

de la douleur à la révolte

 

un cri qui nous tienne debout


Tilk

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:41

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Entre ces murs blanchis de chaux
M'accueille un air particulier :
Parfum de livres et de science,
De géranium, de réséda,
Un soupçon d'odeur de tabac.
(Le tout était nouveau pour moi.)
Or un vieux poêle trônait là,
Dans l'angle à main gauche en entrant.
Il se dressait comme une tour,
Sa cime atteignait le plafond,
Frise d'acanthe et colonnettes
Oh, séjour aux charmants attraits !

Mörike

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 08:50

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Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.

F. Coppée

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 09:27

 

r

 

Quand mes yeux vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,

Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement

CH. Baudelaire

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 08:13

 

 

P1000687.jpg

 

Sais-tu qui je suis ? Le Rayon de Lune.
Et sais-tu pourquoi je viens de là-haut ?
Sous les arbres noirs la nuit était brune ;
Tu pouvais te perdre et glisser dans l’eau,
Errer par les bois, vaguer sur la dune,
Te heurter, dans l’ombre, au tronc du bouleau.
Je veux te montrer la route opportune ;
Et voilà pourquoi je viens de là-haut.

 

Guy de Maupassant

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 08:40

P1000011.jpg

 

Et le soleil boule de feu, déclive sur la mer vermeille.
Au bord de la brousse et de l'abîme, je m'égare dans
le dédale du sentier.
Elle me suit, cette senteur haute altière qui irrite mes
narines
Délicieusement. Elle me suit et tu me suis, mon double.

Le soleil plonge dans l'angoisse
Dans un foisonnement de lumières, dans un tressaillement
de couleurs de cris de colères.
Une pirogue, fine comme une aiguille dans une mer
immense étale
Un rameur et son double.
Saignent les grès du cap de Nase quand s'allume le
phare des Mamelles
Au loin. Le chagrin tel me point à ta pensée.

Je pense à toi quand je marche je nage
Assis ou debout, je pense à toi le matin et le soir
La nuit quand je pleure, eh oui quand je ris
Quand je parle je me parle et quand je me tais
Dans mes joies et mes peines.

Quand je pense et ne pense pas
 
Chère je pense à toi !

 

L.S Senghor

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 10:45

 

P1000694-copie-2.jpg

 

 

Chaque arbre est immobile, attentif à tout bruit.
Même le peuplier tremblant retient son souffle
L'air pèse sur le dos des collines, il luit
Comme un métal incandescent et l'heure essouffle. 

J. Supervielle

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 08:42


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Nous vînmes au jardin fleuri pour la cueillette.
Belle, sais-tu combien de fleurs, de roses-thé,
Roses pâles d'amour qui couronnent ta tête,
S'effeuillent chaque été ?

Leurs tiges vont plier au grand vent qui s'élève.
Des pétales de rose ont chu dans le chemin.
Ô Belle, cueille-les, puisque nos fleurs de rêve
Se faneront demain !

                                                          G.Apollinaire

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 08:14

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Je retournais dans le jardin doré, bourdonnant, écœurant de glycines et de chèvrefeuilles, bois enchanté qui balançait des poires vertes ,des cerises roses et blanches, des abricots de peluche et des groseilles à maquereau barbues.


Oh ! Juin de mon rêve ! Été commençant où tout se gonfle de jus acide ! Herbe écrasée qui tâchait ma robe blanche et mes bas cachou, cerises que je piquais d’une épingle et dont le sang à peine rose tremblait en gouttes rondes… Groseilles vertes sous la langue, que j’écrasais d’une dent craintive, groseilles qu’on prévoit atroces et qui sont toujours pires !…Colette

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 11:14

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Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée :
Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais
Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
Me couvrent tout entier de silence et de paix.

 Lamartine

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