Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 21:08

 

P. EP1000166.jpg

 

 

 

On ne mène pas la vache
À la verdure rase et sèche,
À la verdure sans caresses.

L’herbe qui la reçoit

Doit être douce comme un fil de soie,
Un fil de soie doux comme un fil de lait.

                   P . Eluard

 

 

Partager cet article
Repost0
19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 00:00

P1050190.jpgSous le pont Mirabeau coule la Seine
            Et nos amours
       Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
 
     Vienne la nuit sonne l'heure
     Les jours s'en vont je demeure
 
Les mains dans les mains restons face à face
            Tandis que sous
       Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse


G . Apollinaire

Partager cet article
Repost0
4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 08:36
CIMG0767.jpg
Les bois recouvrent leur verdure,
qui sont secs tant que l'hiver dure,
la terre même se délecte
De la rosée qui l'humecte
et oublie la pauvreté
où elle a tout l'hiver été.


guillaume de lorris
Partager cet article
Repost0
3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 19:51

Jérash
Douces colonnes,aux
Chapeaux garnis de jour,
ornées de vrais oiseaux
Qui marchent sur le tour,

Douces colonnes,ô
L'orchestre de fuseaux!
Chacun immole son
Silence à l'unisson.
P. Valéry
Partager cet article
Repost0
21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 15:24
S5002992a.jpg
Minuscule j’ouvre les yeux
depuis l’ombre des millénaires
je suis venue d’un autre temps
mais aussi d’un autre pays
où j’ai bien cru que tout brûlait
voyant que vous vivez encore
pour vous aider dans vos tourments
je vous apporte un sourire.
M. Butor
Partager cet article
Repost0
10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 08:54

P1040941.jpg

 

 Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima?

Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L’espace qu’il parcourt est ma fidélité. Il dessine l’espoir et léger l’éconduit. Il est prépondérant sans qu’il y prenne part.

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s’inscrit son essor, ma liberté le creuse.

Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima et l’éclaire de loin pour qu’il ne tombe pas?      

                                                                René Char

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 08:21




La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr.
P.Eluard
Partager cet article
Repost0
11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 08:42


Le soir résonnent les forêts automnales,
d'armes de mort, les plaines dorées
les lacs bleus, plus sinistre le soleil
roule au-dessus; la nuit entoure
des guerriers mourants,la plainte sauvage
de leurs bouches cassées.
Cependant se rassemble sans bruit dans les prés du vallon
la nuée rouge où habite un dieu furieux
le sang versé, du froid lunaire; toutes les routes débouchent sur la pourriture noire.
Sous les ramures dorées de la nuit et sous les étoiles
l'ombre de la soeur chancelle à travers le bois silencieux
pour saluer les esprits des héros, les têtes ensanglantées
et doucement résonnent dans les roseaux les sombres flûtes de l'automne
o deuil plus fier, vous autels d'airain!
une douleur puissante nourrit aujourd'hui la chaude flamme de l'esprit

les descendants qui ne sont pas nés.
                                                                     Georg Trakl  ( Grodek) 1914
GRODEK, Gedicht
Partager cet article
Repost0
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 00:00

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si beau, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.


La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte,
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit,
Chante sa plainte.

 

P. Verlaine

Partager cet article
Repost0
1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 20:28


Avec ses vêtements ondoyants et nacrés
Même quand elle marche on croirait qu'elle danse

comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés
Au bout de leurs bâtons agitent en cadence.

                                       Ch. Baudelaire



                        


Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : LESTAIRE LE BLOG DE VITA
  • : comme une bulle......
  • Contact

VIENS.........

Viens!       Viens!       Viens!
                       
               Viens!           Viens!
     
      
Viens!         Viens!
 

21378-The-Last-Great-RomanticJ.Vettriano.jpg

 

 

Aurige.jpg

 

 

alechinsky24b-arbrea.jpg

 

 

Pour les poèmes de VITA cliquer sur la rubrique POESIE