Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 00:00
   Koulou     et le monde de     TITUS

 Sur l'île aux arbres champignons et aux tortues géantes, il y a un village,
niché près d'un volcan.On y vit bien,entre pêche et cueillette,discussions et examens,soucis et envies....
  Le jour se lève ,paisible,dans une nature harmonieuse...Les ciels des soleils couchants illuminent les rivages et subliment le Krakatoro...Dans la douceur du soir, les grands oiseaux regagnent la sombre forêt.....Et les grands totems veillent sur Titus et ses amis dans la nuit lunaire....

        



Mais au coeur de la vie, il y a la menace, annoncée par le Drull: tout remettre en question, partir, tout quitter. Avant d'arriver sur d'autres rivages, il faut braver la tempête et les flammes de l'enfer, douter même de ses amis, pratiquer et connaître la solidarité..Et quand tout s'écroule, dans le frêle esquif, on a quand même la force d'affronter la haute mer....



Au bout de cette équipée, il y a la terre ferme, une nouvelle terre mais là tout est à découvrir et à faire dans cette grande plaine,hérissée de pitons rocheux et peuplée de dinosaures,langoureusement penchés sur l'eau d'une rivière d'azur...
 Que vont-ils trouver? Koulou nous le présentera sûrement dans son prochain album.


 
Partager cet article
Repost0
20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 00:00

C'est un chat  qui parle:

J’ai beaucoup pensé au bonheur idéal, et je pense avoir fait là-dessus des découvertes notables.

Évidemment il consiste, lorsqu’il fait chaud, à sommeiller près de la mare. Une odeur délicieuse sort du fumier qui fermente ; les brins de paille lustrés luisent au soleil. Les dindons tournent l’oeil amoureusement, et laissent tomber sur leur bec leur panache de chair rouge. Les poules creusent la paille et enfoncent leur large ventre pour aspirer la chaleur qui monte. La mare scintille, fourmillante d’insectes qui grouillent et font lever des bulles à sa surface. L’âpre blancheur des murs rend plus profond les enfoncements bleuâtres où le moucherons bruissent. Les yeux demi-fermés, on rêve, et comme on ne pense plus guère, on ne souhaite plus rien.

L’hiver, la félicité est d’être assis au coin du feu la cuisine. Les petites langues de la flamme lèche la bûche et se dardent parmi des pétillements, les sarments craquent et se tordent, et la fumée enroulée monte dans le conduit noir jusqu’au ciel. Cependant la broche tourne, d’un tic-tac harmonieux et caressant. La volaille embrochée roussit, brunit, devient splendide ; la graisse qui l’humecte adoucit ses teintes ; une odeur réjouissante vient picoter l’odorat ; on passe involontairement sa langue sur les lèvres ; on respire les divines émanations du lard ; les yeux au ciel, dans une grave extase, on attend que la cuisinière débroche la bête et vous en offre ce qui vous revient.

Celui qui mange est heureux ; celui qui digère est plus heureux ; celui qui sommeille en digérant est plus heureux encore. Tout le reste n’est que vanité et impatience d’esprit. Le mortel fortuné est celui qui, chaudement roulé en boule et le ventre plein, sent on estomac qui opère et sa peau qui s’épanouit. Un chatouillement exquis pénètre et remue doucement les fibres. Le dehors et le dedans jouissent par tous leurs nerfs. Certainement si le monde est un grand Dieu bienheureux, comme nos sages le disent, la terre doit être un ventre immense occupé de toute éternité à digérer les créatures et à chauffer sa peau ronde au soleil.

                                Taine

Partager cet article
Repost0
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 14:06

....
Quand nous disons que le plaisir est le but de la vie, il ne s’agit pas des plaisirs déréglés ni des jouissances luxurieuses ainsi que le prétendent ceux qui ne nous connaissent pas, nous comprennent mal ou s’opposent à nous. Par plaisir, c’est bien l’absence de douleur dans le corps et de trouble dans l’âme qu’il faut entendre. Car la vie de plaisir ne se trouve pas dans d’incessants banquets et fêtes, ni dans la fréquentation de jeunes garçons et de femmes, ni dans la saveur des poissons et des autres plats qui ornent les tables magnifiques, elle est dans un raisonnement vigilant qui s’interroge sur les raisons d’un choix ou d’un refus, délaissant l’opinion qui avant tout fait le désordre de l’âme. 
        
                                                                                      Epicure

                                                                                           Plaisir de     toucher
                                 Plaisir   d'entendre

  Plaisir de sentir
                                                                                    Plaisir de voir 
  Plaisir de goûter


Partager cet article
Repost0
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 00:00


 L'homme dont le désert est la vaste cité n'a d'ombre que la sienne en son immensité.La tyrannie en vain se fatigue à l'y suivre;être seul,c'est régner. Être libre,c'est vivre...sous un soleil de plomb,la terre ici fendue pour unique ornement,n'a que son étendue.          Lamartine
Partager cet article
Repost0
17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 17:38
Je rêvais d’un marin qui se serait perdu sur une île lointaine. Sur cette île  Il n’y avait que quelques palmiers, tout raides, des oiseaux tournoyaient autour... Je n’en ai pas vu se poser... Depuis qu’il s’était sauvé du naufrage, le marin vivait là...Comme il n’avait aucun moyen de revenir dans sa patrie et comme il avait mal chaque fois qu’il s’en souvenait, il se mit à rêver à une patrie qu’il n’aurait jamais eue ; il se mit à faire qu’une autre patrie qui aurait été la sienne, une autre sorte de pays, avec d’autres sortes de paysages, et d’autres gens, et une autre façon de marcher dans les rues et de se pencher aux fenêtres... À tout instant il construisait en rêve cette fausse patrie, et il ne cessait jamais de rêver, le jour sous l’ombre mince des grands palmiers, qui se découpait, ourlée de pointes, sur le sol sablonneux et chaud ; la nuit, allongé sur la plage, sur le dos, sans voir les étoiles.
     ...............
  
 Un jour qu’il avait beaucoup plu et que l’horizon était très incertain, le marin se lassa de rêver... Il voulut alors se rappeler sa patrie véritable..., mais il vit qu’il ne se rappelait de rien, qu’elle n’existait pas pour lui...Toute l’enfance dont il se souvenait, était celle de sa patrie de rêve; l’adolescence dont il se souvenait, était celle qu’il s’était inventée. Toute sa vie avait été la vie qu’il s’était rêvée... Et il se rendit compte qu’il n’était pas possible qu’une autre vie eût existé...
                                                                                   F.Pessoa
Chant.....
               D'autres îles

Partager cet article
Repost0
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 17:23

 le problème n'est plus de faire que les gens s'expriment, mais de leur ménager des vacuoles de solitude et de silence à partir desquelles ils auraient enfin quelque chose à dire. Les forces de répression n'empêchent pas les gens de s'exprimer, elles les forcent au contraire à s'exprimer. Douceur de n'avoir rien à dire, droit de n'avoir rien à dire, puisque c'est la condition pour que se forme quelque chose de rare ou de raréfié qui mériterait un peu d'être dit. Ce dont on crève actuellement, ce n'est pas du brouillage, c'est des propositions qui n'ont aucun intérêt.     G.Deleuze

                
Dans le silence......
                                                                   
le ciel
                                                 
Partager cet article
Repost0
15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 14:12
   
    Quand l'amour te fait signe,suis-le,
    même si les voies sont escarpées et pénibles.
....L'amour couronne,mais il te crucifiera aussi.Il servira à la croissance
comme à ton ébranchage.
.....L'amour ne donne rien que lui,ne prend rien que lui;
     L'amour ne possède pas et ne veut pas l'être;
car il se suffit à lui-même.            K.Gibran

Amours
           Troubles..........
                           For ever
Partager cet article
Repost0
15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 00:00

              Leur ombre squelettique trace les signes premiers sur le sable soyeux:  solitude.
Partager cet article
Repost0
14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 14:36


   Le désert,c'est aussi l'apprentissage de la soustraction.Deux litres d'eau par personne et par jour,une nourriure frugale,quelques livres,peu de paroles.Les veillées du soir °°°°sont consacrées aux légendes,aux contes,au rire.Le reste appartient à la méditation,au spirituel.Nous sommes enfin débarrassés des futilités,des inutilités,des bavardages.L'homme,cette étincelle entre deux gouffres,trace ici un chemin qui s'effacera après son passage.       Théodore Monod

°°°°°transe

Laissez-vous aller à leur rythme
ici


Partager cet article
Repost0
4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 00:00

  Elles bouillonnent de clarté ,prêtes à rejoindre les étoiles. Elles ont leur vie nocturne,leur ventre vidé de leur cargaison humaine. Elles zèbrent la nuit de leurs rayons factices et éblouissent les rêveurs égarés.Ensorce-
lantes illusions d'une vie de lumière,simagrées troublantes pour qui  pro-
mènent ses démons.
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : LESTAIRE LE BLOG DE VITA
  • : comme une bulle......
  • Contact

VIENS.........

Viens!       Viens!       Viens!
                       
               Viens!           Viens!
     
      
Viens!         Viens!
 

21378-The-Last-Great-RomanticJ.Vettriano.jpg

 

 

Aurige.jpg

 

 

alechinsky24b-arbrea.jpg

 

 

Pour les poèmes de VITA cliquer sur la rubrique POESIE