A l'époque,je n'avais pas aimé ces taffetas,ces petites soieries,cette demi-pénombre.Tout cela avait un côté artificiel et théâtral.Comment une princesse aurait-elle pu s'allonger sur ce lit de velours déchu,sous ces cieux de fausses pierreries? je m'étais assise sur la chaise et j'avais attendu....La voix avait alors raconté..Joviale,appliquée...Une simplicité touchante...Je m'amusais des poussières qui dansaient dans les raies de lumière.
Ces mots,je les connaissais,je les avais déjà entendus.Comme une source,lisse de la beauté des pensées apaisées,il lisait...La courbe de sa voix erre dans ma mémoire...Il lit...Le doux pincement des lèvres pose les mots,les arrêts perceptibles,là où le souffle reprend son élan..Il raconte. Les murs nus renvoient l'éclat du chevalier errant,et l'air s'emplit de la plainte de la princesse prisonnière...Je ferme les yeux...Il lit... VITA