Ce matin-là, il faisait déjà froid. La nuit avait figé les goutes de rosée et durcit les brins d'herbe. Le visage glacé. Aller comme ça dans le jardin, dans le gris des premières lueurs. L'indifférence de la terre. La nature au ralenti. Seule. Marcher comme ça, là, où il n'y a personne. Comme la mort. Rien ne vous regarde..Le silence..La porte fermée..Pas d'existence...Dans le jardin...Tout craque sous les pas....Rien... VITA