Les plis de l'ample tunique ondulaientdans la lumière du matin.L'homme, assis sur le devant de la maison, regardait. La fumée de sa cigarette estompait la ligne des arbres. Au-delà de la cîme , le ciel était presque bleu. Encore froid. Le geste étiré, pesant dérangeait parfois l'ordre du vêtement, tout droit devant lui, le vert mouillé du pré et les bois morts. La main suivait le va et vient du désir des premières bouffées. Soudain, il s'immobilisa, reprit la courbe du vallon au loin et revint sur l'ombre glacée près de l'étang. Là, son regard se perdit dans l'eau au miroir éclaté. Les algues sinueuses et la terre gluante où se cachent les tritons, dansaient dans ses yeux....VITA