Les dérives scintillantes des grandes profondeurs comme d'infinis miroirs agrippent les regards désemparés. Fascinés de tant de splendeurs ils marchent sur ces mirages toujours plus loin ils avancent et toujours la mer sans fin et toujours l'éblouissement magique Les flots ondulent cachant les failles meurtrières et ils ne savent où s'arrêter et ils ne savent que faire devant, l'éclat aveuglant du grand midi derrière, l'acier tranchant des lunes d'hiver ils marchent et bientôt leurs yeux meurtris ne peuvent plus suivre les lignes de ces miroirs trompeurs ils ferment alors leurs paupières à tout jamais et sombrent lentement dans ces reflets mortels. VITA