Derrière la morne plaine
l'aurore s'arrache à la terre
ses rayons de lumière
craquèle les mottes engourdies
dans le creux des sillons
il avance.
Il va
vers ses sombres forêts
vers les lacs solitaires
ses pas brisent les dernières
froidures de l'hiver
il traverse la morne plaine.
Elle l'attend
elle le voit
dans l'ombre de la maison
le regard errant
dans les noirs sapins
sur les rives glacées
des eaux endormies
elle l'attend
derrière la morne plaine.
Elle sait son visage.
VITA