Ma sirène est bleue comme les veines où elle nage Pour l'instant elle dort sur la nacre Et sur l'océan que je crée pour elle Elle peut visiter les grottes magiques des îles saugrenues Là des oiseaux très bêtes conversent avec des crocodiles qui n'en finissent plus Et les oiseaux très bêtes volent au-dessus de la sirène bleue Les crocodiles retournent à leur boire Et l'île n'en revient pas ne revient pas d'où elle se trouve où ma sirène et moi nous l'avons oubliée
Ma sirène a des étoiles très belles dans son ciel Des étoiles blondes aux yeux noirs Des étoiles rousses aux dents étincelantes et des étoiles brunes aux beaux seins Chaque nuit trois par trois alternant la couleur de leurs cheveux Ces étoiles visitent ma sirène Cela fait beaucoup d'allées et venues dans le ciel Mais le ciel de ma sirène n'est pas un cielordinaire... R.Desnos
Siratus est la sirène... elle a la tête dans les étoiles, et les pieds dans l'océan...Je trouve ce poème formidable ! Moi, je ne le connaissais pas... Merci de me l'avoir fait découvrir.Bisous et très bonne journée, Vita.
Merci, Vita !Sourire... R. Desnos, l'hippocampe "la sirène...l'étoile... Ô soeurs parallèles du ciel et de l'océan..."Gros bisousDouce nuitPS: je n'ai pas de sirène tatouée sur la cuisse !
Bonjour Vita, je trouve ton texte très prenant, on s'y accroche dès le début : "Ma sirène est bleue comme les veines où elle nage".J'ai fait une vidéo sur l'histoire de la petite nature (voir sur mon blog) où je reprends cette image de l'eau comme étant le sang de la terre.Merci pour ces mots et de ton petit message sur mon blog, je te souhaite une bonne journée
J'aime les îles saugrenues, les crocodiles trop longs et les oiseaux très bêtes ! Ils ont un pafum d'enfance heureuse que ces mots-là rappellent à mon âme... De ces temps d'insouciance amusée d'un rien ou découvrir le lire était émerveillant.