comme une bulle......
P. E On ne mène pas la vache À la verdure rase et sèche, À la verdure sans caresses. L’herbe qui la reçoit Doit être douce comme un fil de soie, Un fil de soie doux comme un fil de lait. P . Eluard
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Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine Vienne la nuit sonne l'heure Les jours s'en vont je demeure Les mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de...
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Les bois recouvrent leur verdure, qui sont secs tant que l'hiver dure, la terre même se délecte De la rosée qui l'humecte et oublie la pauvreté où elle a tout l'hiver été. guillaume de lorris
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Jérash Douces colonnes,aux Chapeaux garnis de jour, ornées de vrais oiseaux Qui marchent sur le tour, Douces colonnes,ô L'orchestre de fuseaux! Chacun immole son Silence à l'unisson. P. Valéry
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Minuscule j’ouvre les yeux depuis l’ombre des millénaires je suis venue d’un autre temps mais aussi d’un autre pays où j’ai bien cru que tout brûlait voyant que vous vivez encore pour vous aider dans vos tourments je vous apporte un sourire. M. Butor
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Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n’est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus; qui au juste l’aima? Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L’espace qu’il parcourt...
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La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur, Un rond de danse et de douceur, Auréole du temps, berceau nocturne et sûr. P.Eluard
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Le soir résonnent les forêts automnales, d'armes de mort, les plaines dorées les lacs bleus, plus sinistre le soleil roule au-dessus; la nuit entoure des guerriers mourants,la plainte sauvage de leurs bouches cassées. Cependant se rassemble sans bruit...
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Le ciel est, par-dessus le toit, Si beau, si calme! Un arbre, par-dessus le toit, Berce sa palme. La cloche, dans le ciel qu'on voit, Doucement tinte, Un oiseau sur l'arbre qu'on voit, Chante sa plainte. P. Verlaine
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Avec ses vêtements ondoyants et nacrés Même quand elle marche on croirait qu'elle danse comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés Au bout de leurs bâtons agitent en cadence. Ch. Baudelaire
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