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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 09:11

 J'étais partie vers le fleuve, à l'Ouest, vers la lumière, le vent balayait mon visage, je marchais...Soudain, le tranchant de la pluie sur ma tête, devant moi la limpidité du ciel.....Je  me suis retournée, derrière  un ciel d'encre, et là incrustées les lignes lumineuses, comme un éblouissement...Un arc de cercle parfait aux rondeurs de la terre...Je l'ai longuement contemplé...Peu à peu, il s'est effacé laissant au ciel sa noirceur.   VITA
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 08:23

     On parle de ma grande beauté , connue au-delà du royaume...Beaucoup viennent me voir pour se mirer en moi. Que savent-ils de moi? Je fus une grande reine, une femme adulée...Mais que savent-ils? Mon air lointain les intrigue, je garde sur eux le voile de l'intimité, ils me contournent ,discutent de mon nez, de mes yeux, une chose..Mon regarde se creuse dans mon être....Mon oeil aveugle est celui qu'ils peuvent combler de leurs fantasmes...Ils m'aiment, ils me veulent, pour leur propre vanité...Ma bouche fermée à leurs compliments étire un peu de l'infinie mélancolie qui habite chacun.
                                                                                                                  VITA   
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 08:17

Le vent a déchiré notre parure , sur nos têtes de pauvres couronnes de rois déchus, le voile mortel descend sur nous.
Hiver
Son souffle s'acharne et  grandi dans sa férocité il cingle nos arabesques et nos murmures
Transis , nous crions de pitoyables prières et pleurons notre désespoir
En vain
Il se crispe sur nos corps dénudés et y laisse ses griffes de glace.
                                                                                                   VITA
                                                                                                                                          
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 22:36


 De petits frémissements dans le calme et l'étrangeté du moment. Un serrement devant soi, une vague venue de rien écrasa ses pensées...L'écume sur ses pieds....Au loin, la masse grondait, grandissait, la peur collait ses lèvres, elle regardait les limites brisées, l'inexorable engloutissement. Elle se laissa glisser et tomba. La mer emmêla ses cheveux et la laissa .   VITA
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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 22:16

  Sur le quai..Il fait froid, sur le quai...Un froid de ces matins morts, vides..Des grincements, des lumières blafardes, sur le quai...A côté des gens que tu ne connais pas, ils sont là, c'est tout. Au loin, l'oeil se perd dans les parallèles, soudain un théorème martèle dans la tête...Un siflement, des yeux qui se rapprochent, ils dévorent l'obscurité, Sur le quai, des centaines de pas....l'aube se lève, il fait froid.   VITA
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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 00:00

Je regarde souvent la mer...C'est elle qui m'a portée ici...De longues journées et des vagues immenses, et le vent qui courbait la voile....Je regarde et je pense...Ici, je tresse les cheveux des petites filles, et je leur souris, moi aussi, j'ai des enfants...Ils vont à l'école...Le matin, je me lève tôt, pour les marchés, j'attends, je pense, je vois la mer et l'écume sur les flancs du bâteau et le rivage..Parfois, je me dis, tu vas repartir...Tu auras une boutique et tu habilleras les petites filles, j'aime bien les tissus et les bijoux...Je pense , et  je vois la mer et je sais que je suis ici et que chaque jour , je dois me lever tôt et......VITA
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:01
La petite fille avait une copine...
La copine avait une grand-mère...
La grand-mère avait une école...grande, grande,avec un beau préau carrelé, des couloirs longs, longs, et tout au fond de la cour des cabinets moches, moches....
La petite fille et la copine aimaient le mercredi, quand les autres n'étaient pas là.
Elles pouvaient entrer dans les classes, prendre la précieuse craie et écrire sur le tableau noir, qui, en fait, était vert, vert...
Elles s'asseyaient au bureau et regardaient d'un air sévère les tables alignées, les cartes de géographie et les affiches de conjugaisons: Ah, c'était le pire: ai, er, ais, ez....
Puis lassées de ce empire pourtant convoité, elles couraient dans les escaliers, frappaient aux portes  et riaient, riaient.....
L'école, le mercredi, c'était génial, génial....VITA
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 09:10

Ce fut le coup de poing dans l'oeil..
                                                                    marron.
Je vis aussitôt une couleur terne, lisse, celles des automnes glacés...Et cet adjectif qui nous valait des fautes dans les dictées, 2 rrrrrrr, pas d'sssss, ce petit truc rond et farineux dans des bogues  meurtrières..
                         marron,
                                       pas vraiment d'inspiration....

la robe monastique traînée sur le dallage poreux des cloîtres, le capuchon rugueux des pélerins aux sandales usées.....
                               marron, marron, tout cela était marron.....

Et alors, je vis la terre amoureusement bêchée du jardin de ma grand-mère, l'écorce du petit arbre où enfants nous avons gravé nos noms..et le pot à cornichons vernissé, et le bois de la cheminée, le panier en osier, la vieille armoire  et le piano  un peu désaccordé où nous tapions des notes échevelées...

Un chapelet de souvenirs....marron....VITA
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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 09:31

  Nous étions tous en ligne, à distance raisonnable du grand arbre...Les yeux luisants de l'envie de gagner..Il allait bientôt le dire..Mais , en fait, il faisait durer son propre plaisir, nous voir tous suspendus à ses paroles, il promenait son regard au-delà de nos têtes, vers les champs rugueux comme des paillasses..Il avait choisi cet arbre , près du muret qui, à l'heure de midi, brûlait nos doigts vagabonds, Il avait choisi cet arbre, il savait que de là, il nous verrait courir dans la lumière, vacillant d'une vitalité retenue, il nous verrait inquiets du jugement à venir, il nous verrait soumis à sa loi...Nous attendions que de sa voix profonde, il dise:1,2,3........nous courrions comme des fous et ...soleil ....tombait comme une masse sur notre course, arrêtant net notre élan. Figés comme des pierres, les yeux ancrés dans l'écorce de l'arbre, nous entendions....toi....Et tout était fini... VITA
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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 08:58
Faut pas toucher, qu'ils disent...Ben, ça alors, il faudrait payer sans voir la marchandise....pas d'accord...c'est pas propre, qu'ils disent..Est-ce que j'ai les mains sales, moi? Tiens, ils ne me regardent pas...Je la prends, si douce, si lisse...Quoi, Madame! j'abîme les fruits, qu'ils disent.. Et ce jus acidulé qui coule sur mes lèvres..Madame...Je vais vous servir...qu'ils croient...Je vais les leur laisser leurs pommes molles....VITA
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